« Les Trois Joyeuses commencent et ramènent avec elle la polémique surgie il y a quelques semaines autour d’un des événements phares du Carnaval de Dunkerque : la « Nuit des Noirs« . Ce soir là, les participants se griment le visage en noir, ajoutant au déguisement des accessoires comme des os ou des tutu de paille. Raciste, pour certains. Tradition dénuée de mauvaises pensées pour d’autres. […]
Pour lui, le cœur du carnaval, c’est d’abord l’autodérision, qui permet de rire ensemble. « C’est parce que l’on se moque de soi par son accoutrement que l’on peut brocarder l’autre« , indique Patrice Vergriete, qui s’en prend avec virulence à ceux qui ont demandé l’annulation de la Nuit des Noirs.
« Dans ce contexte, les quelques procureurs, heureusement sans beaucoup d’écho, qui, de leurs bureaux parisiens, instruisent contre notre ville un procès en racisme, sont dans le meilleur des cas à côté de la plaque et dans le pire, qui n’est pas à exclure, d’une crasse mauvaise foi« , poursuit le maire, qui n’hésite pas à faire le rapprochement avec l’élan de soutien à la liberté de la presse et de la caricature qui avait suivi les attentats contre Charlie Hebdo.
« A l’heure où progressent intolérance et tentation d’embastiller tout ce qui fait différence, les Dunkerquois continueront à défendre avec beaucoup d’autres le droit à la caricature. C’est leur façon de démontrer qu’ils n’ont pas renoncé à « être Charlie« . Et pour leur maire, de proclamer aujourd’hui comme hier « Je suis Charlie, Dunkerque est Charlie« . »

France3