“De contre-vérité historique en affabulation grossière, la polémique sur le rôle de “la rue” dans l’ascension (ou la chute) des nazis n’en finit plus de rebondir. La dernière scène de ce jeu de surenchère a été jouée sur Europe 1 ce dimanche 15 octobre par Florence Parly, la ministre des Armées.
A l’origine, c’est Jean-Luc Mélenchon qui avait allumé la mèche le 23 septembre à la tribune place de la République, en lançant que “la rue” avait “abattu les nazis“, dans une longue anaphore appelant au soulèvement contre la loi Travail. […]
Florence Parly a franchi un nouveau pas dans l’approximation ce dimanche sur Europe 1. La ministre des Armées s’est lancée dans une longue tirade pour éreinter Jean-Luc Mélenchon, l’accusant de “remettre en cause la légitimité des urnes” et “le suffrage universel“. Toujours dans la mesure, Florence Parly a poursuivi en faisant une énième référence à la polémique des “nazis” et de la “rue” : “[Jean-Luc Mélenchon] fait appel à la rue, en disant qu’au fond c’est ce qu’il y a de plus démocratique. Or moi ce que je constate, c’est que la rue, c’est précisément ce qui a permis par exemple à Hitler d’arriver au pouvoir.

Marianne