« Pascal Cherki, conseiller de Benoît Hamon, a regretté ce samedi à Lisbonne de « constater que Jean-Luc Mélenchon a fermé la porte » aux discussions entre les deux candidats à la présidentielle, dans l’objectif d’une hypothétique alliance. […]
Vendredi soir, Jean-Luc Mélenchon avait assuré qu’il n’avait « pas l’intention de (s)’accrocher à un corbillard« , en parlant du Parti socialiste. « Quand on veut discuter, on ne dit pas ça aux gens« , a estimé Pascal Cherki. […]
« Jean-Luc Mélenchon cherche tous les prétextes, il est dans la stratégie de l’évitement« , a commenté Cherki, estimant que Benoît Hamon, à l’inverse, n’avait « depuis la primaire » évoqué « que les convergences » existantes entre les deux projets, sur la transition énergétique, la réforme institutionnelle ou encore la redistribution des richesses. […]
Pascal Cherki a précisé que le candidat socialiste continuait de discuter avec le candidat écologiste Yannick Jadot, le Parti Radical de Gauche, le mouvement républicain et citoyen et le Parti communiste dont certaines voix plaident pour un rapprochement avec Benoît Hamon. »

Les Échos

 

« Depuis trois semaines et les premières révélations du Canard Enchaîné sur l’emploi présumé fictif de la femme du candidat, Penelope, suivies ensuite d’autres sur sa rémunération ainsi que celle des enfants du couple, rien ne va plus chez Les Républicains. Les contre-ordres suivent les ordres, des meetings sont annulés ou reportés, la garde rapprochée de François Fillon ne veut plus qu’il prenne le train, craignant qu’il soit malmené. Et le candidat est inaccessible, tant pour les électeurs ou la presse que pour les militants. […]
Les comités et les fédérations se tirent dans les pattes. En réalité, le « PenelopeGate » se superpose à des problèmes plus structurels d’organisation de la campagne. Sur le terrain, les fédérations Les Républicains et les comités de soutien à François Fillon, créés pendant la primaire par Patrick Stefanini, désormais directeur de campagne du candidat LR, sont censés coexister. Dans les faits, ils se marchent sur les pieds et s’affrontent souvent. À Marseille par exemple, le président de la fédération, Bruno Gilles, a appelé François Fillon à « arrêter » sa campagne. Ce qui ne plaît pas du tout à Patrick Stefanini, qui lâche dans le JDD : « Comment voulez-vous que je fasse campagne avec des gens comme ça ? »

Europe1