« Aujourd’hui, tous les médias se sont emparés de l’affaire Penelope Fillon. Mais la première « salve » a été lancée par l’hebdomadaire Le Canard enchaîné, mercredi 25 janvier. Avant de nouvelles révélations, mercredi 1er février. Dans sa dernière édition, l’hebdomadaire explique que le salaire qu’aurait touché l’épouse du candidat à la présidentielle était en réalité de 900 000 euros.
Cette édition du 1er février s’est vendue comme des petits pains, à Paris et dans le reste de la France. De nombreux kiosques sont même en rupture de stock. L’hebdomadaire avait pourtant fourni près de 400 000 exemplaires aux marchands de journaux. Si on y ajoute les abonnements et les ventes à l’étranger, le tirage avoisine les 500 000 exemplaires, contre moins de 350 000 habituellement. Il s’agit donc d’une des meilleures ventes, même si elle reste encore très loin du record historique. […]
Le Canard enchaîné multiplie les révélations, dans un contexte pourtant de plus en plus concurrentiel. Les médias sont en effet de plus en plus nombreux, les informations circulent de plus en plus vite.
Ainsi, lorsque Le Canard publie un scoop, les autres médias s’en emparent aussitôt et souvent poursuivent eux-mêmes l’enquête. D’autant que l’hebdomadaire est une exception, puisqu’il n’a pas de site internet, ni de version numérique. Il ne publie rien, ou presque, sur les réseaux sociaux. Il n’y a qu’une seule édition, une fois par semaine, le mercredi.
Mais cela n’empêche pas le journal d’avoir du poids et de l’influence. Quand un responsable politique veut faire fuiter une information, le réflexe est souvent d’appeler Le Canard enchaîné, qui table sur une indépendance totale : il n’appartient à aucun groupe et il vit sans l’aide de la publicité. »

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