« Pendant une poignée d’heures, le nord-est du Japon a de nouveau été hanté par le désastre de mars 2011. Un fort séisme s’est produit ce mardi matin, vers 6h heure locale, au large de Fukushima, déclenchant un tsunami près de la centrale nucléaire. Aucun dégât n’a été rapporté dans l’immédiat et l’alerte au risque tsunami a finalement été levée à la mi-journée. […]
« [A] 6h38, un tsunami d’un mètre a été mesuré » au niveau des centrales Fukushima Daiichi, touchée en 2011, et Fukushima Daini, distante de 12 km, a indiqué la compagnie Tepco (Tokyo Electric Power) qui gère le site. Aucun problème n’a été détecté à ce stade, a cependant précisé à l’AFP un porte-parole. « La situation ne cause pas d’inquiétude immédiate« . […]
Le tremblement de terre a été vivement ressenti dans un large périmètre de l’île principale de Honshu, où se trouve Tokyo, réveillant des millions d’habitants de cette région. Des sirènes ont ensuite retenti pour prévenir du risque de tsunami le long des côtes, déjà dévastées en mars 2011. Plusieurs blessés légers ont été recensés dans les heures suivantes, le trafic ferroviaire a été interrompu en différents endroits et des vols annulés dans le nord-est. Des ordres d’évacuation ont été donnés par plusieurs localités, pour un total de quelque 100.000 personnes. […]
Les Japonais sont encore plus sensibles aux risques depuis le tsunami de mars 2011, consécutif à un séisme (incomparablement plus puissant que celui de ce mardi) de magnitude 9.
Celui-ci avait tué quelque 18.500 personnes et provoqué une catastrophe à la centrale nucléaire Fukushima Daiichi, où les cœurs de trois réacteurs (sur six au total) étaient entrés en fusion, provoquant le déplacement de dizaines de milliers de personnes. Le site est extrêmement fragilisé et un nouveau tsunami est le danger le plus redouté.
L’archipel nippon a connu en avril deux forts tremblements de terre dans la région de Kumamoto (sud-ouest), suivi de plus de 1.700 répliques, qui ont fait une cinquantaine de morts et causé d’importants dommages. »

L’Obs