« L’homme qui a blessé onze personnes, lundi, dans une université à Colombus, dans le nord du pays, serait un soldat de l’EI, a affirmé, ce mardi, l’organisation terroriste. Quatre de ses victimes sont toujours hospitalisées dont l’une dans un état grave. […]
Selon les premiers éléments de l’enquête, l’assaillant, Abdul Razak Ali Artan, était un ressortissant somalien. Agé de 20 ans, né en Somalie, le jeune homme possédait un permis en règle de résidence aux États-Unis où il était arrivé en 2014. Les enquêteurs pensent qu’il aurait séjourné au Pakistan pendant sept ans. […]
En août, Artan avait fait l’objet d’un article du journal The Lantern. Il faisait état de sa foi musulmane et se plaignait de l’absence de salle de prière pour les musulmans sur le campus. Le jeune homme disait être inquiet de la manière dont les autres pouvaient le percevoir, regrettant que les médias donnent une fausse image des musulmans.
D’après les médias américains, Artan aurait proféré des menaces contre les États-Unis sur Facebook quelques minutes avant l’agression. «Je n’en peux plus. Amérique! Cesse ton ingérence dans les pays étrangers, surtout dans la “Oumma” (communauté, ndlr) musulmane. Nous ne sommes pas faibles. Nous ne sommes pas faibles, souviens-toi de ça», explique, selon la chaîne ABC, une entrée sur une page Facebook qui a été désactivée après l’attaque. Le texte ajoute: «Nous ne vous laisserons pas en paix tant que vous ne laisserez pas les musulmans en paix.»
En juin, un Américain d’origine afghane avait ouvert le feu dans une boîte de nuit gay d’Orlando, en Floride, perpétrant la pire attaque «terroriste» depuis le 11 septembre 2001: 49 morts. L’organisation djihadiste avait là aussi revendiqué l’acte. Quelques mois plus tôt, début décembre 2015, un Américain et sa femme pakistanaise avaient ouvert le feu lors d’un repas de Noël à San Bernardino, en Californie, faisant 14 morts. L’Etat islamique avait salué les auteurs de la fusillade, qualifiés de «soldats» de son califat autoproclamé, sans pour autant revendiquer leur action. Comme pour l’assaillant de l’Ohio. »

Le Figaro