« Il est environ 19h30 heure locale (1h30 heure française), la prière du soir est sur le point de se terminer à la mosquée de Sainte-Foy, à Québec. Plusieurs dizaines de personnes sont présentes. Des hommes, des femmes, mais aussi « plusieurs enfants« , rapporte La Presse. Deux hommes armés entrent alors dans l’établissement, le visage masqué, et ouvrent le feu sur les fidèles.
Un témoin a raconté à Radio Canada que les deux tireurs semblaient « avoir un accent bien québécois« . « Un a commencé à tirer. Dès qu’il a ouvert le feu, il a crié : ‘Allahou akbar !‘ (‘Dieu est grand !’) Les balles ont atteint des personnes qui priaient. Des personnes qui priaient ont perdu leur vie. Moi-même, la balle a passé au-dessus de ma tête. On s’est jetés par terre directement. Plusieurs personnes qui priaient sont sorties de leur prière et se sont jetées par terre« , a-t-il ajouté. »

FranceTVInfo

 

« Les policiers le décrivent comme « un loup solitaire« .  Alexandre B., âgé de 27 ans, a été mis en examen pour homicide avec préméditation et tentative d’homicide, lundi 30 janvier, après le massacre qui a fait six morts dans une mosquée de Québec. Étudiant en science politique à l’université Laval, voisine de la mosquée, il a été interpellé peu après la tuerie, l’une des pires attaques contre la communauté musulmane jamais perpétrée dans un pays occidental.
Les médias canadiens ont indiqué que le suspect était inconnu des services de police, qu’il affichait des intérêts divers sur son profil Facebook. Il y plébiscite le Parti séparatiste québecois, Marine Le Pen, Donald Trump, le Nouveau Parti démocratique canadien, de gauche, et l’Armée de défense d’Israël. »

France 24

 

« Vers 20 h 10, le second suspect a appelé le même numéro d’urgence « pour parler de son geste », a expliqué Denis Turcotte, inspecteur de la police de Québec. « Il a dit qu’il était impliqué dans l’incident », a expliqué Martin Plante, officier de la gendarmerie du Canada (GRC, police fédérale).
La police n’a pas dit si le jeune homme, âgé entre 25 et 30 ans, regrettait son geste ou en donnait les motivations. Ce suspect a rapidement dit aux policiers qu’il avait garé son véhicule à une vingtaine de kilomètres de là et que les policiers pouvaient l’arrêter, a raconté Denis Turcotte.
L’interpellation a été réalisée à 21 heures. Des perquisitions ont été réalisées tôt lundi matin dans une résidence près de la mosquée, non loin de l’université Laval à une dizaine kilomètres du cœur historique de Québec. Denis Brière, recteur de l’université, a parlé « d’actes odieux, inhumains, terroristes ». Selon des médias locaux, les deux suspects auraient un lien avec l’université, où Alexandre Bissonnette étudierait les sciences politiques. Sur les huit blessés, cinq sont toujours dans un état critique, a indiqué Geneviève Dupuis, porte-parole du centre hospitalier du Québec. »

Le Point