« L’actuel ministre de l’Intérieur défend une politique équilibrée : sur le droit d’asile, il s’agit de « concilier efficacité et générosité ». « Nous accueillons tous ceux qui fuient guerres et persécutions, mais nous distinguons les réfugiés de ceux dont la migration obéit à d’autres ressorts, notamment économiques. Donc il s’agit d’accueillir, mais aussi d’organiser des retours« , développe cet ancien ténor du Parti socialiste. Ce dernier se défend toutefois d’avoir adopté une position « modérée » suite à la consigne d’aider les migrants ordonnée par le Conseil d’Etat cette semaine. […]
Nous créerons 3.500 places en 2018. Nous voulons aussi accélérer le traitement des situations administratives pour permettre aux personnes qui déposent des demandes d’être hébergées dans les places existantes. […]
Les enquêtes d’opinion montrent une réticence de plus en plus grande. Si l’on ne fait pas la distinction entre le droit d’asile et les autres motifs de migration, ce sera le droit d’asile qui sera remis en question. Nous travaillons donc à un projet de loi qui réduira à six mois la procédure d’examen du droit d’asile, mais qui permettra aussi une lutte plus efficace contre l’immigration irrégulière. »

Le JDD