« Emmanuel Macron sait que, désormais, le plus dur commence. Cap sur les législatives ! Car le nouveau président doit impérativement s’assurer d’une majorité. Le pire, pour lui qui veut «révolutionner» le pays – mais une révolution tranquille, sans casser la vaisselle – serait de se retrouver, comme François Hollande, contrecarré par une Assemblée frondeuse. Le jeune président a beau croire dur comme fer qu’il parviendra à atteindre ce seuil fatidique de 289 députés (sur 577) avec sa seule formation, rebaptisée lundi la République en marche, le pari est loin d’être assuré. […]
D’autant que les Français semblent vouloir compliquer le jeu. Selon un sondage Ipsos Sopra Steria, 61 % des personnes interrogées ne souhaitent pas que Macron dispose d’une majorité absolue au Palais-Bourbon. Comme s’ils voulaient d’ores et déjà contrebalancer la toute-puissance du chef de l’Etat. Comme s’ils se méfiaient des réformes qu’il entend mener. Mais les Français peuvent changer d’avis d’ici au 1er tour, le 11 juin. »

Le Parisien