« Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé vendredi la création du «prix international Hugo Chavez de la Paix», du nom de son prédécesseur à la tête de l’Etat[…]
Le nouveau prix, a expliqué le dirigeant vénézuélien, sera annuel, et il sera attribué dès cette année à «des personnalités mondiales et nationales qui se sont distinguées dans leurs combats pour la paix, la souveraineté et l’indépendance». […]
Nicolas Maduro a également proposé le nom du président russe Vladimir Poutine comme lauréat du nouveau prix car, selon lui, c’est «un combattant pour la paix, pour l’équilibre du monde, et un bâtisseur du monde multipolaire». »

20minutes.fr

 

« A l’image des années 50, les tensions s’accumulent entre Washington et Moscou. Parmi les derniers épisodes en date: la rupture du dialogue russo-américain sur la Syrie et les soupçons sur le piratage du parti démocrate et de bases de données électorales américaines. […]
En face, une partie de l’establishment militaire américain s’agite. « La Russie de Vladimir Poutine est à certains égards plus inquiétante que l’Union soviétique d’hier en ce qui concerne l’emploi de l’arme nucléaire, a déclaré la semaine passée le secrétaire à la Défense Ashton Carter. Dans le même temps, le Pentagone annonce la modernisation de ses 400 missiles balistiques nucléaires intercontinentaux, après des années de « sous-investissement dans la dissuasion nucléaire », selon les termes d’Ashton Carter. […]
« Le Kremlin profite des ‘bonnes cartes’ qu’il a en main: une vraie stratégie, des partenaires solides et déterminés, l’Iran et le Hezbollah libanais ». Il abat ses cartes en Syrie en profitant du faible engagement des occidentaux et de la faiblesse des parrains de la rébellion, occupés, pour l’Arabie saoudite à sa guerre au Yémen, et pour la Turquie à réprimer les Kurdes et quiconque est soupçonné d’avoir trempé dans la tentative de coup d’Etat contre le président Erdogan.
Certains secteurs de la Maison Blanche et du Département d’Etat en font grief au président américain. Son attitude conciliante a, selon eux, « encouragé Poutine à essayer de voir jusqu’où il pouvait aller, notamment dans cette période de transition politique aux Etats-Unis », souligne le New York Times. « 

L’Express