Je dédierai ce poème
Au culte des gens engagés
Que jamais personne n’aime
Et qui n’ont jamais aimé.
Vous vous inventez des peines,
Vous vous écrivez des peurs,
Quand on ne vous voue ni haine,
Ni danger, ni poids, ni heurts.

Mais vous avez tant d’amour
Que personne ne vous veut
Que vous vous imposez sourds,
Que vous vous couvrez les yeux,
Convaincus de ce qu’au fond,
Qui irait vous enlacer ?
Votre propre conviction
Est de n’en rien mériter.
Car ceux toujours en colère
Croient que tout les abandonne,
N’avoir personne de cher
Et n’être chers à personne.